01/10/2008

Bouger, s'étirer, bâiller

Durant les mois froids, on a tendance à se recroqueviller : c’est le signe d’un besoin physiologique de repos (qui se manifeste chez certains mammifères par l’hibernation !). Tout en étant à l’écoute de ce besoin, notre bien-être réclame d’éliminer les toxines et de « huiler » nos articulations. Soyons vigilant-es à bien bouger, même en hiver. Voici trois pistes à vivre en étant bien conscient-es de ses sensations.

  

  1. Bouger

Le mouvement est une des caractéristiques de la vie, mais aujourd'hui, le mode de vie de beaucoup d'entre nous comporte de nombreuses heures en posture assise. Que faire ? Comme nous l'avons décrit dans la fiche Bien-être n°1 : se coucher sur le dos et prendre les genoux dans les mains pour étirer la colonne vertébrale. "Dessiner" sur les murs, au plafond avec un coude, ou un genou, une oreille … imaginer que l'on a un pinceau qui prolonge ce segment du corps et dessiner au loin, prolonger dans l'espace. Laisser cette partie du corps entraîner le reste du corps à suivre le mouvement et retrouver une liberté de bouger. Dans le mouvement l'ancrage des pieds est très important : il s'agit de garder conscience du sol et ainsi de descendre son centre de gravité. La danse libre marie ces deux attitudes : bien ancrés dans le sol, nous pouvons nous élancer dans toutes les directions.

 

  1. S’étirer

Dans la même perspective, les étirements sont essentiels. Mais comment ? Différentes variantes sont à explorer pour ne pas répéter les mêmes séquences et se préserver l’esprit de découverte qui aiguise nos sens. On peut ainsi s'étirer en diagonale (jambe gauche et bras droit en même temps puis vice versa). On peut également varier l'intensité car nous avons tendance à aller avec force dans l'étirement. Si cet étirement maximal est 100%, essayons ensuite de nous étirer à 75% puis à 50%, voire 10%. L'idée ici est de faire les choses en finesse.

Et prendre le temps de sentir ce qui se passe après l'étirement : comment le corps reprend sa forme dans la détente. Il est aussi possible de s'étirer sans bouger, juste en ayant l'intention du mouvement. Debout, les deux pieds bien ancrés, un bras levé et un bras abaissé, s'imaginer, sans bouger, repoussant le plafond d'un côté et le plancher de l'autre. Prendre le temps de sentir ce que cela provoque dans le bras, dans la jambe et dans la connexion entre les deux.

 

  1. Bâiller

Les étirements vont presque systématiquement provoquer des bâillements; de même que le fait de se relaxer. Bâiller est un réflexe, mais il peut aussi être provoqué. Voici la recette pour se faire bâiller : ouvrir grand la bouche, écarquiller les yeux, tirer la langue; au besoin grimacer à souhait. Une fois le bâillement déclenché, profiter amplement du mouvement d'étirement musculaire généralisé des muscles respiratoires (diaphragme, intercostaux, scalènes) ainsi que des muscles de la face et du cou. Cet étirement est bénéfique et permet d'expirer en profondeur. Dans nos sociétés, la bienséance considère le bâillement comme un manque de savoir vivre. Voici un préjugé que nous pourrions faire mentir en partageant des moments de bâillements et d'étirements dans les lieux publics !

 A quel moment ?

Ces trois attitudes peuvent être pratiquées à n'importe quel moment mais tout spécialement le matin au saut du lit pour "huiler" les articulations. Bouger, s'étirer, bâiller est aussi très recommandé après un long moment d'immobilité (un trajet, du travail sur PC,…). Le mouvement exercé consciemment développe le sens articulaire et délie la motricité. Les étirements font éprouver en complément, dans un mélange de solidité et de souplesse, les structures du corps qui nous relient.

Claudine Drion, eutoniste GA ®

eutonie.skynetblogs.be

 

 

 

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