15/03/2009

Tout est dans l'os !

 

Tout est dans l'os !

Les habitué-es de cette chronique auront déjà remarqué l'importance qui y accordée à la conscience osseuse. Non pas que les os aient une conscience… mais, nous pouvons développer la sensation consciente de nos os. Voici quelques pistes.

 Tapoter

Par le tapotement, il est possible de sentir une vibration se transmettre dans un os précis. A l'aide d'un marron, d'un bambou ou d'un petit bout de bois, nous allons tapoter sur un os (le sternum, le radius, le tibia…) et sentir la résonance dans la longueur et l'épaisseur. Prendre ainsi conscience de l'os, puis sentir que la vibration se transmet plus loin, vers un autre os, au travers d'une articulation. Nous pouvons aussi tapoter sur chacune des côtes d'un même coté et essayer de sentir ce qui se transmet jusqu'à la colonne vertébrale. Puis nous comparons les deux côtés de notre cage thoracique pour tenter de discerner des différences avant de procéder aux tapotements de l'autre côté.

Se déposer sur un bambou

Couché-e par terre, déposer par exemple le l'arrière de la jambe, ou la tête, ou le bassin (voir dessins) le sur une balle de tennis ou un bambou. Laissons le poids de notre corps faire son travail. Acceptons de sentir l'objet qui s'enfonce dans la peau, le muscle jusqu'à entrer en contact avec l'os au travers des tissus mous. Tentons d'identifier les sensations, de les distinguer.

Ces deux manières de chercher nos os peuvent s'exercer sur l'importe quelle partie du corps à condition de ne pas se faire mal. La douleur serait en effet contreproductive car elle entraînerait des crispations musculaires.

 A quoi sert de sentir ses os ?

La conscience de l'os renforce un sentiment de puissance intérieure, elle permet de relâcher les muscles qui s'y attachent et de donner accès à une détente profonde. Les os nous portent, ou plutôt, nous nous portons par les os. Si ceux-ci sont bien alignés, les articulations ne sont pas mises à l'épreuve;le maintien se fait "naturellement", sans effort grâce au le réflexe de redressement.

 A la recherche de la forme et du volume des os

Gerda Alexander, la fondatrice de l'eutonie, a construit la plus grande partie de son approche sur cette conscience des os. Pendant les années qui ont suivi sa maladie, elle a élaboré, pour sa propre survie, une méthode de mouvement faisant appel aux réflexes posturaux, à l’effort sans surmenage, à la régulation du tonus musculaire. La conscience de l'os se produit en affinant diverses sensibilités : épaisseurs, volumes, surfaces planes, creux, périoste, liens entre les os via les articulations, dans une attitude quasi méditative de sa propre structure osseuse.

Le transport osseux

Le « transport » est défini par G.Alexander comme l’utilisation consciente du réflexe de redressement et des lois de la pesanteur à travers le corps. L’expérience liée au passage des forces à travers les différents éléments du système locomoteur, et donc surtout à travers les os, facilite la mobilité. La conscience des os et les exercices de « repoussé » (qui incluent la capacité de la détente de la musculature volontaire) permettent le libre jeu des réflexes toniques, facteurs de la disponibilité posturale et générateurs de puissance dans l’économie.

 

Claudine Drion  Eutoniste G.A. ® eutonie.skynetblogs.be

 

 

 

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