06/12/2009

Respirer dans le dos !

L'expression "respirer dans le dos" est une façon de dire que l'on peut sentir les répercussions des mouvements de la respiration à l'arrière de notre corps. Le diaphragme entre en action, les poumons se remplissent. Mais la mécanique de la respiration peut provoquer des mouvements à des endroits différents.

 

Avantages

 

Respirer dans le dos nous fait ressentir la respiration non plus seulement à la surface mais aussi en volume entre l’arrière et l’avant du tronc. Cette forme de respiration consciente complète et présente plusieurs avantages. Elle détend le dos en procurant des micro-mouvements aux articulations vertébrales, elle permet de d’étirer des zones précises de la musculature du dos. Dans un stress émotionnel ou dans une posture qui nous projette trop vers l’avant, respirer dans le dos nous aide à prendre du recul, à nous centrer. C'est enfin un entraînement à des respirations complètes qui s'ajoutent aux autres formes plus habituelles (abdominale et thoracique avant) et vont utiliser la totalité des poumons.

 

Concrètement

 

Il faut inspirez par le nez sans hausser les épaules, sans gonfler la poitrine devant et sans sortir le ventre.

 

  • Imaginons des ballons sur l'arrière de la cage thoracique et tentons de les gonfler à l'inspir; cela permet d'écarter la cage thoracique au niveau dorsal (au niveau soutien gorge, pour les femmes).
  • Nous pouvons nous entrainer en prenant une position qui comprime l'avant du corps (voir photo) et en mettant nos mains dans le dos, afin que les répercussions de la respiration s'y ressentent à l'arrière.
  • Allongeons-nous sur le dos avec une petite balle (de tennis ou en mousse) sous une omoplate ou dans le milieu du dos et sentons les effets de la respiration sur la sensation que provoque la pression de la balle.

 

Bien expirer et sentir que ça bouge !

 

L'insistance mise ici sur les sensations dans le dos ne doit pas nous faire oublier que l'expiration est capitale. Prenons bien le temps d'expirer, si possible plus longuement que pour inspirer. Puis, revenons à notre respiration spontanée, pour simplement l'observer consciemment. Sentir l'air qui entre et qui sort par nos narines, sentir à quels endroits "ça bouge": dans ventre, dans le bas du bassin, jusque dans le périnée, ou à la taille ou encore dans le haut ou dans le bas des côtes, à l'avant ou à l'arrière, au niveau du sternum, des clavicules ou des omoplates. Respirons avec des sensations conscientes !

 

Claudine Drion

Eutoniste

eutonie.skynetblogs.be

Les commentaires sont fermés.